Portrait – Yvette Detroit

Yvette est une figure du centre social depuis sa création. Vous l’avez sûrement déjà croisée sur un évènement ou au cours d’un atelier… Bénévole infatigable, elle est aujourd’hui chargée d’accueil au centre social.

Depuis quand travaillez-vous au centre social ?

J’ai été recrutée en décembre 2024. Mais mon histoire avec le centre social remonte à plus de quinze ans. À l’époque, je venais de m’installer à Lafrançaise et j’étais bénéficiaire du revenu minimum d’insertion. Mon assistante sociale m’a proposée de répondre à une enquête sur le développement social local. J’ai accepté ! Trois questions étaient posées : depuis quand êtes-vous sur le territoire, qu’est ce qui manque à Lafrançaise et ce que je pouvais apporter en tant qu’habitante.

 

Et qu’avez-vous répondu ?
Que je ne pouvais rien apporter ! (Rires). Mais j’ai surtout identifié qu’il manquait un jardin. Nous étions plusieurs habitants du centre-ville à ne pas avoir d’extérieur, et mon mari aimait bien jardiner. De fil en aiguilles… Je me suis impliquée et les jardins partagés sont nés ! Je suis devenue la représentante du jardin à la communauté de communes.

 

Ces jardins vous tiennent à cœur.

C’est vrai, nous aimions y aller avec mon mari, c’est une activité qu’on faisait ensemble. À sa disparition, ils ont été nommés en son nom « les jardins d’Eugene » pour saluer son implication. Ça m’a beaucoup touchée.

 

En plus des jardins, vous êtes très investie pour le centre social depuis longtemps ?
Oui, parce qu’après la création du jardin on a voulu se retrouver pour cuisiner les légumes qui y poussaient. Alors on a créé l’atelier cuisine et j’en suis toujours la référente aujourd’hui. Les inscrits peuvent participer à des ateliers collectifs, cuisine libanaise, paëlla, repas de Noël, où tout le monde cuisine et déjeune ensemble. Le reste du temps, on cuisine tous la même chose, par exemple, une tartiflette, mais chacun le fait à sa manière. Ça permet d’échanger nos recettes. Petit à petit, j’en suis venue à fréquenter le centre social quasi quotidiennement. Aujourd’hui, j’anime aussi l’atelier loisirs créatifs et je suis très souvent bénévole aux évènements du centre social.

 

Vous avez donc longtemps été bénévole, mais aujourd’hui vous faite partie de l’équipe !

Exactement. Je fréquente le centre social depuis le début, même avant que le lieu existe. Je l’ai vu grandir en quelque sorte. Mais en décembre dernier, j’ai pris une nouvelle casquette : en plus d’usagère et bénévole, je suis maintenant employée du centre social. Ce n’est pas toujours simple de jongler entre ces trois statuts, mais je commence à m’y faire. L’important est d’adopter la bonne posture quand j’accueille les gens.

 

Quelles sont vos missions depuis décembre ?

L’accueil, principalement. Je suis le visage que les gens voient quand ils passent la porte du centre. Je les renseigne sur les activités, les actualités. C’est aussi moi qui centralise les inscriptions aux ateliers et animations. Je m’occupe de décorer la salle d’activité et le couloir au fil des thématiques : Halloween, Octobre rose, Noël… Je veille aussi à ce que les affichages soient à jour. Je m’occupe des stocks, d’imprimer les plannings. J’assure aussi la coordination avec les bénévoles. L’avantage, c’est que je connais déjà très bien le fonctionnement du centre social.

 

Quelles qualités faut-il pour ce poste ?

Il faut être à l’écoute et respectueux. Garder la confidentialité aussi. Ce qu’on nous dit ici reste là. Mais ça ne m’est pas difficile, j’ai toujours aimé aller à la rencontre des gens. C’est l’humain qui m’importe. Avec 6 enfants et bientôt 13 petits-enfants… j’ai de l’expérience ! (Rires) Plus sérieusement, je suis très heureuse d’occuper ce poste. Le week-end, j’ai hâte qu’on soit lundi !